Secourir c’est prendre le temps d’aller vite !

Définition de l’arrêt cardiaque :

Une personne est en arrêt cardiaque (AC) lorsque son cœur ne fonctionne plus ou fonctionne de façon anarchique. Par conséquence le cœur n’assure la circulation du sang dans l’organisme et en particulier l’oxygénation du cerveau.

Causes :

Chez l’adulte, l’arrêt cardiaque :

  • Est le plus souvent d’origine cardiaque. Il est lié à une interruption de toute activité mécanique efficace du cœur. Il survient le plus souvent à cause d’un fonctionnement anarchique du cœur, l’empêchant de faire circuler le sang efficacement. Le cœur pour quelconque raison fait n’importe quoi, il bat de façon chaotique. Cette anomalie peut être secondaire à un infarctus du myocarde, à certaines intoxications ou d’autres maladies cardiaques. Parfois, l’arrêt cardiaque survient sans aucune anomalie préexistante connue : c’est la mort subite.
  • Peut avoir une origine respiratoire, due en particulier à :
    • Une obstruction grave des voies aériennes dont les manœuvres de désobstruction ont échoué.
  • Un traumatisme du crâne, du rachis ou du thorax.
  • Un accident dû à l’eau (noyade), à l’électricité ou une pendaison.
  • Peut survenir à la suite d’une perte de sang importante (hémorragie).

Chez l’enfant et le nourrisson :

L’arrêt cardiaque est le plus souvent d’origine respiratoire. Il est la conséquence d’un manque d’oxygène. On le rencontre particulièrement en cas :
– D’étouffement (sac plastique).
– De strangulation (jeux).
– D’une obstruction grave des voies aériennes.
– De noyade (accident dû à l’eau).

L’arrêt cardiaque d’origine cardiaque chez l’enfant et le nourrisson est beaucoup plus rare que chez l’adulte. Il survient le plus souvent à cause d’une maladie ou d’une anomalie cardiaque, souvent non connue. Dans ce cas, il se manifeste, comme chez l’adulte, de façon brutale, entraînant une chute de l’enfant lorsqu’il joue ou de pratique une quelconque activité.
Il survient à la suite d’une hémorragie importante, d’une électrocution ou d’une atteinte traumatique grave (traumatisme du crâne, du rachis ou du thorax).

Risques & Conséquences :

La vie d’une victime en arrêt cardiaque est, en quelques minutes, menacée.
Quand la respiration d’une victime s’arrête et quand son cœur cesse d’être efficace, l’air n’arrive plus au niveau des poumons, le sang cesse de circuler et l’alimentation en oxygène du corps entier n’est plus assurée. Le cerveau est l’organe le plus sensible de l’organisme au manque d’oxygène. Si aucun geste de secours n’est réalisé, des lésions cérébrales apparaissent en quelques secondes, chez l’enfant ou le nourrisson, ou en quelques minutes chez l’adulte.

Progressivement, ces lésions deviennent irréversibles rendant les chances de survie quasiment nulle en quelques minutes (environ huit minutes chez l’adulte).

VOUS DEVEZ AGIR, VOUS AVEZ MOINS DE 8 MINUTES !

Vous jouez contre la temps et la mort.

Voici les chances de survie en fonction du temps de l’arrêt cardiaque. Ici le temps axe des abscisses est exprimé en minutes. Et les chances de survie sont exprimées en %.

Les chances de survie passent de 100% à 50% en 5 minutes. Et 50% à 0% une fois 5 minutes passées.

Signes de l’arrêt cardiaque:

L’identification des signes de l’arrêt cardiaque est réalisée en quelques secondes au cours du bilan d’urgence vitale. Elle doit aussi pouvoir être réalisée par le secouriste si celui-ci est chargé de la réception de l’alerte (PSE).
Une victime est considérée en arrêt cardiaque si :
1 elle ne répond pas quand on l’appelle ou la stimule (perte de connaissance).
2 elle ne respire plus ou présente une respiration anormale (gasps).
Parfois, ces signes peuvent être accompagnés de convulsions brèves.

La recherche d’un pouls n’est pas systématique pour caractériser l’arrêt cardiaque. Si vous en faites une, la recherche de pouls ne doit dépasser plus de 10 secondes. Il ne faut JAMAIS retarder les gestes de premier secours.
D’ailleurs cette recherche se fait au niveau (car elle est toujours efficace) :
• Carotidien chez l’adulte et l’enfant
• Fémoral chez l’enfant ou le nourrisson

Dans certains cas, chez l’adulte, l’arrêt cardiaque peut être précédé de signes annonciateurs, en particulier une douleur serrant la poitrine, permanente, angoissante, pouvant irradier dans le cou et les bras. Cette douleur est parfois associée à une difficulté à respirer et des sueurs.

Le tableau qui sauve des vies !

Conscient VentilationCIRCULATION (sang)Conduite à tenir
Sans prise de poulsNONOUIPLS
NONNON ou
Anormal
RCP
Avec prise de poulsNONOUIOUI PLS
NONNON ou
Anormal
NON ou douteRCP
NONOUINONRCP
NONNONOUIInsufflation

Principe de l’action de secours :

L’action de secours doit permettre, sauf en cas de décès certain (3 cas : tête séparée du tronc ou en état de raideur cadavérique et présence de champignon) la réalisation d’une série d’action augmentant les chances de survie de la victime :
• Reconnaître les signes annonciateurs ou l’AC
• Alerter de façon précoce les secours médicalisés

En cas d’absence ou de doute sur la présence du pouls chez une victime inconsciente, même si il y a des mouvements ventilatoires, il faut débuter une RCP. La réalisation d’une RCP précoce par n’importe qui peut permettre une reprise de mouvements ventilatoires (oxygénation) sans reprise de circulation (sang).

DAE – AED – DSA – DA

Défibrillateur électrique automatique, mit en place il analyse le cœur est décide ou non, d’envoyer une décharge électrique afin de relancer le cœur.

• Réaliser ou guider une réanimation cardio-pulmonaire (RCP) précoce ;
• Assurer la mise en œuvre d’une défibrillation précoce.
Ces différentes étapes plus une prise en charge médicale précoce augmentent de 4 à 40 % le taux de survie des victimes. Chaque minute gagnée dans la mise en place d’un défibrillateur automatisé externe (DAE) peut augmenter de 10 % les chances de survie de la victime.

Arrêt cardiaque chez l’adulte :

Il faut immédiatement débuter une RCP en répétant des cycles de trente compressions thoraciques suivies de deux insufflations (suivant les personnes qui vous formeront ces insufflations ne sont pas forcement à faire).

Signe d’un arrêt cardiaque !

Tout d’abord mettre des gants sans retarder ou empêcher la RCP. Ensuite mettre en œuvre le DAE et suivre les indications de l’appareil. Et poursuivre la RCP jusqu’à ce que le DAE demande son interruption.
Et reprendre la RCP immédiatement après la délivrance ou non d’un choc électrique sans attendre les instructions vocales du DAE.
(PSE) Administrer de l’oxygène par insufflation.

L’apport d’oxygène à la victime sous ventilation artificielle doit être réalisé dès que possible et sans retarder la mise en œuvre des gestes de réanimation.

(PSE) Réaliser une aspiration des sécrétions, si nécessaire.
L’aspiration des sécrétions ne doit pas retarder, ni interrompre les manœuvres de RCP ou la délivrance d’un choc électrique (par le DAE)
(PSE) Mettre en place une canule oropharyngée, si nécessaire.

Canule oropgaryngé

Une canule oropharyngée est mise en place en cas de ventilation artificielle inefficace par difficulté de maintien des voies aériennes de la victime libres.

Poursuivre la réanimation entreprise jusqu’à l’arrivée des renforts médicalisés ou à la reprise d’une respiration normale.

Êtres efficace en tous temps !

Pour assurer une RCP efficace, il faut se relayer toutes les deux minutes si possible.

Ce changement sera effectué lors de l’analyse du rythme cardiaque par le DAE, si celui-ci est en place.
Si la victime commence à se réveiller (bouge, ouvre les yeux et respire normalement) :
– Cesser les compressions thoraciques et la ventilation ;
– (PSE) réaliser un bilan d’urgence vitale et assurer une surveillance constante de la conscience et de la ventilation tout en gardant la victime sur le dos ;
– Se tenir prêt à reprendre les manœuvres de RCP en raison du risque majeur de récidive de l’arrêt cardiaque.

Arrêt cardiaque chez l’enfant ou le nourrisson :

J’espère que cela ne vous arrivera jamais… À la différence de l’homme et l’enfant, le nourrisson ne montre pas de signe d’arrêt cardiaque. Il pleure seulement dans certaine cas. C’est pour cela que c’est très difficile à voir. Il faut rester attentif en permanent.

Les temps est maintenant compté ! Vous devez agir !

Tout d’abord retirer délicatement tout corps étranger visible et facilement accessible dans la bouche soit les doudous ou tétines coincés.
Réaliser immédiatement cinq insufflations, de préférence à l’aide d’un insufflateur manuel de taille adaptée, les poumons de bébé et nourrissons sont très fragiles et fins. Donc ils peuvent s’abîmer si les insufflations sont disproportionnées.

Pendant la réalisation des insufflations initiales, rester attentif à tout mouvement, à tout effort de toux ou à toute reprise d’une respiration normale qui pourraient survenir.

Débuter immédiatement une RCP en répétant des cycles de quinze compressions thoraciques suivies de deux insufflations. Demander un renfort médical en urgence absolue. Et mettre en œuvre, le plus tôt possible, le DAE et suivre les indications de l’appareil.

Travail d’équipe !

À deux secouristes/personnes ou plus avec DAE, l’un poursuit le massage cardiaque et la ventilation, l’autre met en œuvre le DAE.
À deux secouristes/personnes sans DAE, les deux secouristes poursuivent le massage cardiaque et la ventilation jusqu’à l’arrivée des renforts (avec DAE). Divisez vous les tâches, gagné du temps. Soyez précis dans vos gestes et sûr de vous !

ATTENTION !

La mise en place des électrodes du DAE sur la victime doit se faire sans interrompre les manœuvres de RCP. Uniquement et seulement au moments des insufflations que vous pouvez interrompre les compressions thoraciques

Une fois le DAE mis en place, écouter les instructions ! Elles sont claires et précises. Reprendre la RCP immédiatement après la délivrance ou non d’un choc électrique par le DAE.

(PSE) administrer de l’oxygène par insufflation, l’apport d’oxygène à la victime sous ventilation artificielle doit être réalisé dès que possible, sans retarder la mise en œuvre des gestes de réanimation. Les gestes de réanimation sauvent, l’apport d’oxygène augmente les chances de sauver la personne. C’est pour cela qu’il est primordial d’être coordonné.

(PSE) réaliser une aspiration des sécrétions, si nécessaire, toujours sans faire retarder la RCP. Mettre une canule oropharyngée si besoin. En cas de ventilation artificielle inefficace par difficulté de maintien des voies aériennes de la victime libres mettre en place une canule oropharyngée.

Être efficace ?

Pour assurer une RCP efficace, les secouristes/personnes doivent se relayer toutes les deux minutes. Ce changement sera effectué lors de l’analyse du rythme cardiaque par le DAE, si celui-ci est en place.

Si la victime commence à se réveiller (bouge, ouvre les yeux et respire normalement) cesser les compressions thoraciques et la ventilation.
(PSE) réaliser un bilan d’urgence vitale et assurer une surveillance constante de la conscience et de la ventilation tout en gardant la victime sur le dos ; se tenir prêt à reprendre les manœuvres de RCP en raison du risque majeur de récidive de l’arrêt cardiaque.

L’article est terminé, retenez en maximum. En lisant cet article vous en saurez plus que 98% de la population. Concrètement vous êtes capable de sauver n’importe qui. Ayez confiance en vous !

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